Vous avez des doutes sur le mode constructif ou la conformité des matériaux mis en œuvre par votre artisan ? Vous avez des doutes sur les justifications qu'il vous donne ? Pire, l'entreprise a quitté le chantier et ne vous donne pas de date de son retour, provoquant un retard conséquent ?
Je peux réaliser un audit des travaux réalisés, contrôler de manière intègre et impartiale leur conformité avec les documents contractuels tels que contrat, plans, CCTP, devis et facture, mais aussi les normes et DTU (Document Technique Unifié) en vigueur.
Ma mission sera également de vous conseiller sur la stratégie à adopter en cas d'abandon de chantier. Même lorsque le dialogue n'est plus possible, il reste des solutions !
Qu'appelle-t-on une malfaçon ?
Le mot revient dans presque tous mes échanges, et rarement dans le même sens. Une malfaçon, au sens où elle ouvre un recours, c'est un ouvrage qui s'écarte de ce qui avait été convenu ou de ce que les « règles de l'art » imposent. Un travail qui vous déplaît sans s'écarter de l'un ou de l'autre ne se plaidera pas.
Un ouvrage se conteste sur quatre fondements, et mon premier travail consistera à dire lequel s'applique au vôtre.
Les quatre fondements d'une contestation
Le contrat et le devis
Ce qui a été commandé, décrit et chiffré, avenants compris. Le premier document à ouvrir, et souvent le plus vite oublié.
Les plans et le CCTP
Les pièces techniques qui décrivent la mise en œuvre attendue, ouvrage par ouvrage.
Les normes et les DTU
Les Documents Techniques Unifiés fixent la mise en œuvre de référence pour chaque corps d'état.
Les règles de l'art
Ce qu'un professionnel diligent est censé savoir, même là où aucun texte ne l'écrit noir sur blanc.
Un même désordre peut relever de plusieurs de ces fondements à la fois, ou d'aucun. Mieux vaut le savoir avant d'engager un bras de fer.
Ce que je contrôle sur un chantier en cours
L'intérêt d'intervenir pendant les travaux, c'est que tout est encore visible. Une fois les parements posés, l'isolation fermée et la couverture terminée, la plupart des points litigieux disparaissent derrière la finition, et il faut démonter pour prouver quoi que ce soit.
Je regarde donc en priorité ce qui est sur le point de devenir inaccessible, et cela dépend de l'avancement : les fondations et le drainage avant remblai, la structure et ses assemblages avant habillage, l'étanchéité et les points singuliers avant couverture, le pare-vapeur et les réseaux avant fermeture des cloisons.
Cela vaut pour tous les corps d'état, du gros œuvre aux finitions. Sur la charpente, la couverture et la structure bois, où j'ai passé trente-cinq ans avant l'expertise, je repère en plus ce qui ne se rattrape jamais : une reprise de charge insuffisante, un contreventement oublié.
Que faire face à un abandon de chantier ?
C'est la situation la plus angoissante, et elle empire quand on la laisse durer. Un chantier arrêté ne se débloque pas tout seul.
- Faire constater l'état d'avancementCe qui est réellement exécuté, ce qui a été payé, et l'écart entre les deux.
- Mettre l'entreprise en demeurePar lettre recommandée, en visant des manquements constatés plutôt que des griefs généraux.
- Choisir la voie de sortiePrivilégier la conciliation. Si elle n'est pas possible, mobilisation d'une garantie ou procédure : le constat conditionne le choix.
Attention à un réflexe qui coûte cher : faire intervenir une autre entreprise sur les ouvrages litigieux avant tout constat. Vous perdez la preuve de ce qui n'allait pas, et avec elle une bonne partie de vos recours.
À quoi sert un constat, concrètement ?

Un constat argumenté, documenté, enrichi de photos et de références normatives, transforme un ressenti en fait opposable.
Dans bien des cas, il produit son effet avant même d'être utilisé : une entreprise qui découvre que ses ouvrages ont été relevés avec précision reprend souvent le dialogue d'elle-même.
Et si le chantier va jusqu'à son terme ?
Si les travaux s'achèvent malgré les difficultés, tout se rejoue au moment de la réception de l'ouvrage, qui transfère la garde du bâtiment et déclenche les garanties légales. C'est là qu'il faut inscrire les réserves.
Si les désordres n'apparaissent qu'ensuite, la question relève des garanties légales et de la recherche de responsabilités. Et lorsque toutes les voies amiables sont épuisées, je peux vous assister techniquement en expertise judiciaire.
Où j'interviens ?
Je suis établi dans les Landes et j'interviens sur Dax, Saint-Paul-lès-Dax, Mont-de-Marsan et l'ensemble du département. Un chantier en cours demande souvent plusieurs passages ; je me déplace aussi en Gironde, dans le Pays basque, le Béarn, le Gers et le Lot-et-Garonne lorsque le dossier le justifie.
Appelez-moi dès que le doute s'installe, tant que le chantier est encore ouvert.
Questions fréquentes
L'entreprise peut-elle refuser ma visite avec un expert ?
En pratique, cela se négocie plutôt que cela ne s'impose. Une visite annoncée, à laquelle l'entreprise est conviée, se passe presque toujours mieux qu'une visite subie : je préviens, et je fais constater de façon contradictoire chaque fois que c'est possible. Un refus, lui, devient en soi un élément du dossier.
Ai-je besoin d'un expert si j'ai une assurance dommages-ouvrage ?
L'assurance dommages-ouvrage n'intervient qu'après la réception, et sur des désordres de nature décennale. Pendant les travaux, elle ne vous sert à rien. C'est précisément la période où vous êtes le plus seul face à l'entreprise.

Christophe Dufau
Expert bâtiment certifié OFIB · Compagnon Charpentier des Devoirs du Tour de France
J'interviens sur l'ensemble des désordres du bâtiment : fissures, humidité, structure, maçonnerie, couverture, menuiseries, étanchéité. Trente-cinq ans de chantier avant l'expertise m'ont appris à lire un ouvrage.
